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Thématique du rapport

Financement de l’audiovisuel public

Thématique évoquée dans 10 audition(s) de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.

Constats du rapport

Recommandations

  1. 27 (Propositions du Président)

    Voter une loi de programmation pluriannuelle de l'audiovisuel public afin de donner de la visibilité aux entreprises, de sanctuariser leur budget et de garantir leur indépendance.

    Rapport, p. 49

  2. 28 (Propositions du Président)

    Sanctuariser les budgets dédiés aux programmes, aux contenus, à l'information et aux offres éditoriales.

    Rapport, p. 49

  3. 29 (Propositions du Président)

    Exiger de l'État la finalisation et la présentation des contrats d'objectifs et de moyens au Parlement avant l'été.

    Rapport, p. 49

  4. 14

    À titre transitoire, adopter sans délai un contrat d'objectifs et de moyens (COM) assorti d'une trajectoire de retour à l'équilibre financier d'ici le 31 décembre 2026 au maximum et d'un plan de reconstitution des capitaux propres conforme aux exigences du code de commerce.

    Rapport, p. 64

  5. 17

    Faire du développement des outils de pilotage internes de France Télévisions une demande impérative de la tutelle au titre du nouveau contrat d'objectifs et de moyens (COM), et conditionner une partie des moyens financiers attribués à France Télévisions à la mise en place de ces outils.

    Rapport, p. 64

  6. 40

    réduire de trois quart le budget des jeux et divertissements afin de réaliser 122,1 millions d'euros d'économies par an, et concentrer l'offre de l'audiovisuel public sur les programmes populaires et différenciants par rapport à l'audiovisuel privé.

    Rapport, p. 68

  7. 41

    Ne pas diffuser sur le service public d'émissions de télé-réalité.

    Rapport, p. 68

  8. 42

    réduire d'un tiers le budget des sports de France Télévisions et ainsi réaliser près de 50 millions d'euros d'économies par an.

    Rapport, p. 68

  9. 45

    Fusionner France 2 et France 5 pour créer une grande chaîne généraliste de premier plan, dotée d'un cahier des charges renouvelé au service d'une culture exigeante mais accessible à tous, une place de référence donnée à l'information comme à l'investigation, une valorisation des sports dans leur diversité, des documentaires et des émissions culturelles de qualité, des contenus à vocation pédagogique. L'opération devra être conduite sur une période de transition de trois ans, avec un objectif d'économie nette récurrente d'environ 200 millions d'euros par an en régime de croisière, sur la base d'un coût brut, évalué par la Cour des comptes, de 130,4 millions d'euros pour France 5 et de 418,6 millions d'euros pour France 2.

    Rapport, p. 68

  10. 46

    Fusionner Franceinfo et France 24 pour créer une chaîne nationale et internationale francophone de premier plan, assurant les missions spécifiques de représentation de la France et de ses intérêts à l'étranger et dotant cette nouvelle chaîne d'une identité éditoriale spécifique permettant de la différencier au sein d'un marché de chaînes d'information en continu déjà largement dotés de chaînes privées aux lignes et aux propositions éditoriales hétérogènes. Les économies estimées pourraient s'élever à hauteur de la moitié du coût de France Info TV soit 20 millions.

    Rapport, p. 69

  11. 47

    Fusionner totalement les réseaux France 3 Régions et ICI (France Bleu) pour créer une chaîne unifiée de l'information et de la vie locale, en mutualisant l'immobilier, les fonctions supports et les 650 personnels aux compétences communes identifiés par l'inspection générale des finances. La fusion devra être conduite sur trois ans selon un calendrier contraignant inscrit dans les prochains COM, avec un objectif d'économies annuelles de 138,6 millions d'euros à l'horizon 2028, correspondant à un cinquième du coût cumulé des deux réseaux estimés par la Cour des comptes à respectivement 439 millions d'euros pour France 3 Régions et 254 millions d'euros pour France Bleu.

    Rapport, p. 69

  12. 48

    Mettre en œuvre dans un délai de douze mois un plan de mutualisation des fonctions supports entre France Télévisions et Radio France sur la base des périmètres identifiés par l'IGF, pour un gain minimal de 10 millions d'euros par an, et confier conjointement à l'IGF et à l'IGA une mission d'élargissement de ce périmètre à l'ensemble des opérateurs de l'audiovisuel public dans les six mois suivant l'adoption du présent rapport.

    Rapport, p. 69

  13. 49

    Adopter une loi de programmation pluriannuelle de l'audiovisuel public afin de sanctuariser les crédits alloués au secteur et de garantir son indépendance financière. Sa déclinaison opérationnelle demeurerait assurée par des contrats d'objectifs et de moyens (COM) annuels, négociés sous l'autorité du Gouvernement.

    Rapport, p. 70

  14. 51

    Consolider le plan d'économies de 200 millions d'euros présenté par la société elle-même à la lumière des observations de l'inspection générale des finances, et définir pour chaque mesure un calendrier précis, un responsable et un indicateur de suivi, et en transmettant au conseil d'administration un rapport trimestriel d'exécution rendu public.

    Rapport, p. 70

  15. 52

    Rationaliser les formations musicales de Radio France en fusionnant les deux orchestres afin de réaliser 13 millions d'euros d'économies.

    Rapport, p. 70

  16. 53

    Confier conjointement à l'IGF et à l'IGAC, dans un délai de six mois suivant l'adoption du présent rapport, une mission de préfiguration de la fusion de l'Institut national de l'audiovisuel et de la Bibliothèque nationale de France, chargée de chiffrer précisément les économies nettes réalisables, les coûts de transition et le calendrier opérationnel de rapprochement. Sur la base de ces conclusions, engager le processus législatif nécessaire à la fusion des deux établissements, avec un objectif d'économies annuelles estimé à environ 10 millions d'euros en régime de croisière.

    Rapport, p. 70

  17. 54

    Renégocier l'accord collectif du 28 mai 2013 afin de permettre davantage de polyvalence entre les salariés et ainsi optimiser l'utilisation des ressources humaines en vue d'en réduire les écarts d'ores et déjà constatés par la Cour des comptes pour 62 millions d'euros.

    Rapport, p. 71

  18. 58

    Conduire, dans un délai de six mois suivant l'adoption du présent rapport, un audit indépendant de l'ensemble des postes comportant les termes de « directeur » ou de « secrétaire général » au sein de chaque opérateur de l'audiovisuel public, en évaluant pour chacun la valeur ajoutée réelle, le périmètre d'action effectif et l'absence de doublon avec un poste existant. Sur la base de cet audit, supprimer l'ensemble des postes dont la justification opérationnelle ne peut être établie, fusionner les directions redondantes, à commencer par les deux directions des opérations spéciales de France Télévisions, et ramener le ratio d'encadrement à un niveau cohérent avec celui d'un groupe audiovisuel de taille et de mission comparables. Les économies ainsi dégagées, estimées de manière prudente à au moins 6 millions d'euros par [...]

    Rapport, p. 71

  19. 60

    Encadrer et auditer le règlement de dépenses de fonctionnement par barter. Faire valider la liste des dépenses de barter par le conseil d'administration, et publier chaque année le bilan détaillé de ces dépenses ventilé par poste. Interdire le recours au barter pour financer des dépenses d'hébergement ou de réception.

    Rapport, p. 72

  20. 61

    Plafonner à 3 millions d'euros les dépenses annuelles de France Télévisions au Festival de Cannes. Économie estimée : 3 millions d'euros par an.

    Rapport, p. 72

  21. 62

    Réévaluer l'utilité de chacun des 53 véhicules de fonction dont bénéficient les cadres dirigeants de France Télévisions, en particulier pour ceux basés dans des villes disposant d'un réseau de transports collectifs particulièrement dense. Évaluer la pertinence financière d'une suppression totale des véhicules de fonction au profit de la mise à disposition des dirigeants en ayant véritablement l'utilité de véhicules de service, à leur disposition exclusivement dans le cadre professionnel.

    Rapport, p. 72

  22. 66

    Présenter et chiffrer l'abattement d'impôt sur le revenu dont bénéficient les journalistes dans le tome II Dépenses fiscales de l'Évaluation des voies et moyens annexée au PLF, et le rattacher aux dépenses fiscales du programme 180 Presse et médias de la mission Médias, livre et industries culturelles.

    Rapport, p. 73

  23. 67

    recentrer la déduction forfaitaire spécifique des journalistes en divisant son plafond par deux et en la réservant aux contribuables dont les revenus sont inférieurs au salaire médian, afin d'en renforcer l'équité et de réduire son coût pour les finances publiques.

    Rapport, p. 73

  24. 68

    Étudier la possibilité de développer des partenariats public-privé dans le domaine de l'information locale, en examinant notamment la faisabilité d'un modèle de subvention de chaînes privées locales pour la réalisation de missions d'intérêt général non rentables, afin de concilier qualité de l'information et soutenabilité budgétaire.

    Rapport, p. 73

  25. 69

    Utiliser les plus de 1 milliard d'euros d'économies identifiés sur l'audiovisuel public pour augmenter de moitié les crédits du programme budgétaire consacré à l'entretien du patrimoine et affecter les 500 millions d'euros restants au désendettement de l'État.

    Rapport, p. 74

  26. 69

    Utiliser les plus de 1 milliard d'euros d'économies identifiés sur l'audiovisuel public pour augmenter de moitié les crédits du programme budgétaire consacré à l'entretien du patrimoine et affecter les 500 millions d'euros restants au désendettement de l'État.

    Rapport, p. 421

  27. EcoS-9

    Rétablir le budget de l'audiovisuel public au niveau de ce qu'il aurait été s'il avait suivi l'inflation depuis 2017 (= 4,468 milliards d'€, contre 3,878 milliards d'€ au budget 2026).

    Rapport, p. 526

  28. EcoS-10

    Élaborer une loi de programmation pluriannuelle, définissant ses objectifs stratégiques et une trajectoire financière soutenable compatible avec les exigences du règlement européen sur la liberté des médias.

    Rapport, p. 526

  29. EcoS-11

    Mettre en place une contribution affectée à l'audiovisuel public juste, pérenne, transparente et progressive.

    Rapport, p. 526

  30. EcoS-12

    Inscrire l'objectif d'une réduction progressive de la place de la publicité et des parrainages dès lors que le retour à une dotation publique suffisante permettra de les supprimer.

    Rapport, p. 527

  31. MoDem-A

    Stabiliser le budget alloué à l'audiovisuel public à travers une loi de finance pluriannuelle ou, a minima, sanctuariser une dotation minimum annuelle.

    Rapport, p. 532

Citations du rapport

« Mais à la lumière de la méthode employée lors des auditions qui s'apparente à une instruction à charge, au regard des propositions formulées dans le rapport, il n'y a pas de doute sur l'objectif politique de l'UDR : affaiblir l'audiovisuel public, en réduire le périmètre et, à terme, le privatiser. »
Rapport, p. 30 — Avant-propos du président — analyse politique des conclusions du rapporteur.
« L'indépendance ne se décrète pas : elle se garantit par des mécanismes institutionnels clairs, équilibrés et protecteurs et ce retour en arrière n'est pas acceptable. »
Rapport, p. 31 — Avant-propos du président — sur la nomination des dirigeants par le président de la République.
« Les sociétés énumérées aux articles 44 et 45 poursuivent, dans l'intérêt général, des missions de service public. Elles offrent au public, pris dans toutes ses composantes, un ensemble de programmes et de services qui se caractérisent par leur diversité et leur pluralisme, leur exigence de qualité et d'innovation, le respect des droits de la personne et des principes démocratiques constitutionnellement définis. Elles présentent une offre diversifiée de programmes en modes analogique et numérique dans les domaines de l'information, de la culture, de la connaissance, du divertissement et du sport. Elles favorisent le débat démocratique, les échanges entre les différentes parties de la population ainsi que l'insertion sociale et la citoyenneté. (…) Elles assurent l'honnêteté, l'indépendance et le pluralisme de l'information ainsi que l'expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion dans le respect du principe d'égalité de traitement et des recommandations de l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. »
Rapport, p. 76 — Citation des missions de service public, Introduction du rapport.
« Nous sommes tous des enfants de l'audiovisuel public français. »
Rapport, p. 75 — Phrase d'ouverture de l'Introduction du rapport.
« Les accusations de « politique spectacle » qui ont pu être formulées, parfois même par les personnes chargées de la présidence de ces débats, sont à cet égard, hors de propos »
Rapport, p. 76 — Réponse explicite du rapporteur à la critique formulée par le président dans l'avant-propos.
« En tout, 65 primes sont recensées, liées aux conditions de travail ou à la fonction, qui vont de la prime de coiffure à l'indemnité sortie moto et au 13ème mois des journalistes. Articulées avec la diversité des statuts existants au sein de l'entreprise, ces différentes primes entraînent une exceptionnelle complexité de la gestion de la paie au sein du système d'information des ressources humaines (SIRH) : chaque mois, plus de 600 rubriques principales de paie génèrent jusqu'à 600 000 lignes de paie »
Rapport, p. 413 — Description du système de primes à Radio France.
« la grande majorité des primes qui subsistent dans l'entreprise sont liées aux conditions et au temps de travail »
Rapport, p. 413 — Réponse de la directrice générale en charge des moyens et des opérations sur les primes.
« Votre rapporteur considère pour sa part que l'histoire ne saurait indéfiniment tenir lieu de politique sociale, surtout lorsque c'est l'argent des contribuables qui en supporte le coût. »
Rapport, p. 414 — Position du rapporteur sur l'accord d'entreprise de Radio France.
« ressources propres, […] principalement en lien avec les recettes de publicité »
Rapport, p. 415 — Caractérisation des ressources propres de Radio France passées de 49,5 M€ en 2017 à 69,4 M€ en 2023.
« Ces dispositions se substituent à la déduction forfaitaire de 10 % pour frais professionnels dont bénéficient l'ensemble des salariés. Elles visent à prendre en compte, de manière forfaitaire, les spécificités inhérentes à l'activité des journalistes, lesquelles ne leur permettent pas de faire état de leurs frais professionnels réels et justifiés de manière compatible avec le principe de confidentialité qui résulte de la protection du secret des sources »
Rapport, p. 416 — Explication par le sénateur rapporteur spécial de la déduction forfaitaire des journalistes.
« [Votre rapporteur pour avis] estime en effet que s'il est juste que le patrimoine contribue à l'effort imposé pour le redressement des comptes publics, il ne doit pas être exigé qu'il supporte un effort disproportionné. Il rappelle que le patrimoine, ferment d'unité, doit rester une grande cause nationale, une priorité politique pour faire nation. Le patrimoine contribue par ailleurs à la transmission de savoir-faire d'excellence, à la création d'emplois et au dynamisme économique du pays. La baisse des crédits demandée [dans le PLF] constitue pour votre rapporteur pour avis une menace majeure pour la préservation et la conservation du patrimoine et risque de remettre en cause de nombreux projets notamment dans les territoires ruraux. »
Rapport, p. 419 — Citation du rapport pour avis n° 2043 tome III sur le PLF 2026, 29 octobre 2025, p. 6.
« Monsieur le rapporteur, mes chers collègues, je vous souhaite la bienvenue. Cette réunion, la dernière de notre commission d'enquête, est consacrée à l'examen du projet de rapport et au vote sur son adoption. »
Rapport, p. 423 — Ouverture de la réunion d'examen du rapport, 14h35.
« Une commission d'enquête, ce n'est pas la justice des politiques. Une commission d'enquête cherche des dysfonctionnements, met en lumière des manquements ; elle n'identifie pas des coupables ou des responsables. »
Rapport, p. 423 — Discours liminaire du président sur la nature des commissions d'enquête.
« L'audiovisuel public et le patrimoine national participent l'un et l'autre, à des titres différents, d'un même projet de civilisation : transmettre aux générations futures ce qui fait la France, dans sa langue, dans ses images, dans ses monuments, dans ses références communes. »
Rapport, p. 419 — Justification du fléchage des économies vers le patrimoine.
« Sur la réduction de l'avantage fiscal des journalistes, je pense que vous avez vu que la proposition est assez mesurée. [...] quand ça concerne des journalistes dont le salaire brut annuel peut atteindre 93 000 euros, ce n'est pas normal. Donc je propose de limiter le dispositif aux journalistes qui gagnent moins que le salaire médian. »
Rapport, p. 466 — Le rapporteur justifie sa proposition de limitation de l'abattement fiscal des journalistes.
« Sur la suppression de France 4, j'explique qu'il y a quand même une centaine de chaînes de télévision et de stations de radio publiques. À Radio France, il y a sept stations, je propose la suppression d'une seule, faute d'audience et en raison d'un coût élevé. Sur France 4, il y a beaucoup d'animation le matin, ce qui d'ailleurs fait doublon avec France 5 »
Rapport, p. 466 — Justification de la recommandation de suppression de France 4.
« Vous êtes rapporteur de la commission d'enquête, pas rapporteur de Charles Alloncle. »
Rapport, p. 468 — Reproche fait au rapporteur sur sa méthode.
« Avez-vous oui ou non reçu une proposition de questions ? C'est une question simple qui appelle une réponse par oui ou par non. »
Rapport, p. 468 — Question sur la réception de questions par le rapporteur depuis une boîte mail extérieure.
« j'explique qu'effectivement, le président et moi avons reçu ce mail – on en a reçu quelques-uns, comme d'autres députés. »
Rapport, p. 468 — Réponse du rapporteur sur la réception de mails de contributions extérieures.
« j'ai reçu un e-mail au début de la commission d'enquête ; j'ai demandé à ne plus en recevoir, je n'en ai reçu aucun autre. »
Rapport, p. 469 — Le président précise qu'il n'a reçu qu'un seul mail extérieur.
« Le groupe de la France insoumise déplore et réprouve la tournure prise par cette commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public. »
Rapport, p. 506 — Ouverture de la contribution du groupe LFI-NFP.
« une commission d'enquête n'est pas une discussion ou une confrontation de points de vue entre le rapporteur et les personnes auditionnées mais une procédure visant à établir des faits. Le rapporteur ne s'en est guère soucié : comme en témoigne son recours presque systématique à la question "vous condamnez ?" adressée aux différents acteurs de l'audiovisuel public. »
Rapport, p. 506 — Critique du registre de questions du rapporteur.
« depuis 2022, aucun média public n'a bénéficié de Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM) avec l'État, la redevance audiovisuelle a été supprimée, et depuis septembre 2024, près de 200 millions d'euros ont été amputés à France Télévisions. »
Rapport, p. 506 — Décisions budgétaires affectant l'audiovisuel public.
« le rapporteur se livre-t-il à une interprétation aussi personnelle qu'erronée lorsqu'il se propose de démontrer que les obligations en matière de représentation de la diversité de la société française contenues dans la loi de 1986 sur la communication audiovisuelle constitueraient une "légalisation" et même une "obligation" de discriminer dans un retournement des faits caractéristique de l'extrême-droite et de son racisme. »
Rapport, p. 506 — Critique de l'argumentation du rapporteur sur la loi de 1986.
« le groupe LFI défend le rétablissement d'une contribution audiovisuelle universelle et progressive comme principale source de financement de l'audiovisuel public, qui est la seule solution permettant de garantir un financement pérenne, dynamique et stable pour cette dernière tout en assurant une justice fiscale »
Rapport, p. 508 — Proposition de financement.
« Le groupe La France insoumise propose donc une réinternalisation massive des moyens de production à France Télévisions, tout en continuant à s'appuyer sur les petits producteurs indépendants français. »
Rapport, p. 508 — Proposition d'organisation de la production.
« 86 millions d'euros de moins pour l'audiovisuel public en 2026. 162 millions de moins en deux ans. Le budget chute. Les missions, elles, ne bougent pas »
Rapport, p. 515 — Conclusion budgétaire de la contribution Socialiste.
« Si on veut que l'exception culturelle continue à être aussi vivace, que l'information continue à être aussi riche dans notre pays et porter gratuitement aux Français, il faut que le service public soit bien financé avec une visibilité sur ses financements. (…) On a besoin de stabiliser et de sécuriser le service public (de l'audiovisuel). C'est un acteur important (…) le rôle du service public dans notre démocratie et dans le financement de notre exception culturelle est majeur. »
Rapport, p. 516 — Citation issue d'un colloque au Sénat le 11 février 2026, reprise par le groupe Droite républicaine.
« le groupe Droite républicaine est engagé depuis plusieurs années en faveur d'une réforme ambitieuse de l'audiovisuel public, non pour l'affaiblir, mais pour le renforcer et l'adapter aux défis de notre époque. »
Rapport, p. 519 — Position synthétique du groupe DR.
« la concentration des médias privés. Onze milliardaires contrôlent aujourd'hui 80 % de la presse quotidienne généraliste, près de 60 % de l'audience télévisuelle et 50 % des audiences radio. »
Rapport, p. 525 — Constat sur la concentration des médias.
« La France investit 4 milliards d'euros chaque année dans son service public de l'audiovisuel public, loin derrière les 6 milliards d'€ de la BBC anglaise et les 10 milliards d'€ de l'audiovisuel public allemand. »
Rapport, p. 525 — Comparaison budgétaire internationale.
« Le groupe Écologiste et Social réaffirme son opposition à la méthode et aux conclusions du rapport Alloncle et déplore l'instrumentalisation par l'extrême-droite de cet outil parlementaire. »
Rapport, p. 526 — Position de vote.
« Le rapport de commission d'enquête adopté le 27 avril dernier repose sur deux accusations principales – et infondées : un soi-disant « biais de gauche » du service public qui nuirait à son impartialité ; et un dérapage budgétaire à enrayer d'urgence par une amputation de 25% des dotations. »
Rapport, p. 545 — Synthèse critique du rapport.
« Affubler de l'étiquette « gauchiste » des journalistes ou dirigeants se montrant sensibles aux inégalités d'âge, de genre, d'origine ou d'orientation sexuelle, cela révèle plus les obsessions du rapporteur que cela ne contribue à éclairer nos travaux ! »
Rapport, p. 545 — Critique du procès en partialité.
« la voix de la France »
Rapport, p. 546 — Citation reproduite par Maurel d'une formule attribuée à Pompidou et figurant en introduction du rapport.
« le service public audiovisuel ne coûte pas cher aux Français (4,2€ par mois, contre 6,1€ au Royaume-Uni et 8,7€ en Allemagne) ; et soutenir que ses dotations budgétaires ont augmenté est un mensonge. »
Rapport, p. 546 — Comparaison budgétaire et critique du rapport.
« Un milliard de dotations en moins (c'est-à-dire 25% de coupe budgétaire !), ça ne se règle pas simplement en opérant des synergies »
Rapport, p. 546 — Évaluation de l'ampleur de la baisse budgétaire proposée.

Auditions liées

Thématique évoquée dans 10 audition(s) de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public.

Auditions

Citations marquantes

« À service public, ressources publiques. »

M. Roch-Olivier MaistreAudition n° 9

« Pour 1 euro d’argent public investi, France Télévisions en rapporte 2,40 à l’économie française. »

Mme Eléonore DuplayAudition n° 19

« Nous ne sommes pas un coût, mais une richesse. »

Mme Eléonore DuplayAudition n° 19

« depuis dix ans, plus de 1 500 emplois ont été supprimés à France Télévisions. »

Mme Anne GuilléAudition n° 19

« L’indépendance ne se proclame pas : elle se garantit par des règles claires et des moyens stables. »

M. Aldo FogacciAudition n° 19

« Sans doute l’audiovisuel public a-t-il un problème de pilotage, mais surtout un problème de sous-financement au regard de ses obligations et des nombreuses missions qui lui incombent. C’est une situation factuelle et documentée. »

Mme Sylvie RobertAudition n° 27

« aucune loi ne peut à elle seule garantir l’indépendance financière de l’audiovisuel public. »

M. Patrick BlocheAudition n° 27

« Plus de pub et plus de séries américaines : ce n’est pas mon idéal. »

M. Jean-Jacques GaultierAudition n° 27

« la main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit. »

M. Jean-Jacques GaultierAudition n° 27

« un soutien fort et exigeant. Fort, parce que je suis convaincu que l’audiovisuel public est essentiel à notre démocratie ; exigeant, parce que tout service public financé par la nation doit être transparent, responsable et exemplaire. »

M. Quentin BataillonAudition n° 27

« Ce sont les missions qui font le budget et la gouvernance, pas l’inverse. »

M. Quentin BataillonAudition n° 27

« BBC à la française »

Mme Rachida DatiAudition n° 28

« Le conseil d’administration de France Télévisions approuve des comptes à l’équilibre pour la neuvième année consécutive »

M. Charles AlloncleAudition n° 30

« la garantie des ressources du secteur de l’audiovisuel public constitue un élément de son indépendance, laquelle concourt à la mise en œuvre de la liberté de communication »

Mme Sandra DesmettreAudition n° 30

« Madame la présidente, Mesdames, Messieurs les députés, les coupes budgétaires plombent les activités de Radio France et génèrent des RPS (risques psychosociaux), car elles empêchent toute politique salariale, entraînent une diminution des productions et font que le déploiement de nouvelles activités doit être financé avec un budget réduit […] »

M. Matthieu GandonAudition n° 32

« Notre ressource dépend à 87 % de la dotation de l’État et nos dépenses sont, à juste titre, constituées à 57 % des rémunérations des salariés. Nous n’achetons aucun programme extérieur et notre indépendance financière vis-à-vis des ressources privées doit demeurer, car elle est le premier gage de notre indépendance et de notre impartialité. »

M. Benoît GaspardAudition n° 32

« Il me semble que Laurence Bloch vous a répondu : alors même qu’elle défendait ce projet de fusion, elle a admis que ce n’était pas le bon moment et que cette transformation se heurtait à un vrai problème de budget. La création d’une holding n’aurait pas permis d’optimisation, parce qu’elle aurait coûté très cher. »

M. Renaud DalmarAudition n° 32

« Quand on dit 4 milliards, ça claque ! Ça fait bien à la une des magazines ! »

M. Lionel ThompsonAudition n° 32

« Je souscris aux propos de M. Thompson : 4 milliards, c’est vrai que ça claque, mais à quoi les compare-t-on ? Au budget de la santé en France ? Au budget des armées ? »

Mme Christine ZazialAudition n° 32

« 4 milliards d’euros, c’est la moitié du budget du ministère de la culture. Or savez-vous quelle part du budget de ce ministère est consacrée à la préservation du patrimoine ? 4,5 %. »

M. Charles AlloncleAudition n° 32

« le métier de TF1 consistait à vendre du temps de cerveau disponible à Coca-Cola »

M. Mathias ReymondAudition n° 53

« absence de contrat d’objectifs et de moyens qui définirait précisément les missions du service public et les moyens qui lui sont alloués pour les mener à bien »

M. Rodolphe BelmerAudition n° 58

« Cette extension des plages de diffusion de la publicité serait une catastrophe. »

M. David LarramendyAudition n° 58

« Je ne vous surprendrai pas en vous disant que je partage largement les vues de notre actionnaire de référence. »

M. Maxime SaadaAudition n° 58

« les contrats de France TV représentent, à ma connaissance, moins de 5 % du chiffre d’affaires de Mediawan, avec une contribution qui est négative. »

M. Jérôme NomméAudition n° 60

« L’audiovisuel public, pour moi, est le garant de la démocratie ou l’un des garants de la démocratie et de la cohésion sociale. »

M. Matthieu PigasseAudition n° 60

« Quatre milliards, je pense que vous n’en doutez pas, mais c’est une somme colossale parce qu’elle représente à peu près la moitié du budget du ministère de la culture […]. »

M. Charles AlloncleAudition n° 63

« Pardon d’être aussi directe, monsieur le rapporteur, mais ce que vous dites est absolument faux. La dotation publique à France Télévisions, entre 2017 et 2024, a baissé, et encore plus vis-à-vis de 2026. »

Mme Delphine ErnotteAudition n° 63

« Ma réponse est très simple : que ce soit en baisse nette de dotation publique ou en baisse qui tient compte de l’inflation, France Télévisions coûte aujourd’hui 600 millions d’euros de moins aux Français qu’il y a dix ans. »

Mme Delphine ErnotteAudition n° 63

« Et je le répète pour tous ceux qui nous écoutent : page 162 du rapport de 2016 de la Cour des comptes et page 58 du rapport de 2025 de la Cour des comptes. Madame la présidente, niez-vous ces chiffres, qui constatent une augmentation de 136 millions des dotations publiques […] ? »

M. Charles AlloncleAudition n° 63