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Rachida Dati

ministre de la Culture

Présentation

Rachida Dati est ministre de la Culture au moment de son audition par la commission le 5 février 2026. Elle est entendue sous serment. Devant la commission, elle a notamment évoqué « une situation financière critique qui impose sans délai des réformes structurelles jusqu’ici ajournées » à propos de l’audiovisuel public (audition n° 28, paragraphe 73) et a défendu son projet de holding regroupant France Télévisions, Radio France et l’INA, qu’elle a qualifié de « BBC à la française » (audition n° 28, paragraphe 306).

Auditions

Citations attribuées

« une situation financière critique qui impose sans délai des réformes structurelles jusqu’ici ajournées »

Audition n° 28

« Fixer une trajectoire financière réaliste et traitant l’insuffisance des capitaux propres à travers l’adoption sans délai d’un contrat d’objectifs et de moyens »

Audition n° 28

« sans réforme structurelle, l’audiovisuel public s’affaiblira, et certains de ses pans disparaîtront »

Audition n° 28

« en aucun cas » […] « été concertée et […] approuvée par les tutelles »

Audition n° 28

« management toxique »

Audition n° 28

« Vous êtes souvent taxés d’être une radio de gauche. Moi, je ne trouve pas. »

Audition n° 28

« contre l’empire Bolloré »

Audition n° 28

« BBC à la française »

Audition n° 28

Renvois

« nous entendrons la ministre de la culture début février »

— Évoqué dans l’audition n° 10

« le mérite de la réforme de l’audiovisuel public est souvent attribué à Mme Dati, mais nous savons bien qu’il avait déjà, en tant que ministre, défendu cette volonté de le transformer en holding »

— Évoqué dans l’audition n° 26

« nous l’avons en effet auditionnée jeudi dernier »

— Évoqué dans l’audition n° 31

« Mme la ministre avait devant nous affirmé sous serment qu’un témoin aurait prétendu avoir été payé. »

— Évoqué dans l’audition n° 35

« les auditions de la ministre Rachida Dati et de l’équipe de « Complément d’enquête ». Mme la ministre a été auditionnée le 5 février dernier »

— Évoqué dans l’audition n° 43

« Le 5 février 2026, un an après, Mme Dati, ministre de la culture, est auditionnée par notre commission. Elle est donc sous serment. »

— Évoqué dans l’audition n° 63

Citations dans le rapport

« Est-ce que des propos ont été tenus par ce chroniqueur qui sont scandaleux ? Oui. Donc suite à ces propos, France Télévisions en a tiré les conséquences : il ne sera plus à l'écran. »
Rapport, p. 136 — Déclaration de Mme Rachida Dati, Ministre de la Culture, à l'Assemblée nationale le 6 février 2025 au sujet de Merwane Benlazar.
« S'agissant de la gestion, l'audiovisuel a certes une tutelle mais il bénéficie également d'une autonomie de gestion et de direction : il faut le rappeler. Je ne dirige pas, en tant que ministre de la culture, les entreprises de l'audiovisuel public : le principe d'indépendance de l'audiovisuel public l'interdit. Le ferais-je qu'on me le reprocherait ! […] On a parfois l'impression que l'autorité de tutelle gère directement les opérateurs ou certaines sociétés, mais ce n'est pas le cas : il y a une autonomie de gestion, et l'audiovisuel public est indépendant »
Rapport, p. 207 — Audition du 5 février 2026 (CR n° 28, pp. 8 et 12).
« Tout ce que vous soulevez est une réalité. Je l'ai dit tout à l'heure, on souffre aussi d'une forme de consanguinité d'un certain milieu – je le dis avec beaucoup de liberté. Cette consanguinité ne souffre aucun contrôle. On considère presque que c'est normal : on est du même monde et du même milieu, donc on passe d'un univers à un autre, finalement c'est quasi normal – alors que ça ne l'est pas. Que vous ayez pointé ça, que Mme Ernotte Cunci elle-même reconnaisse que des questions de conflits d'intérêts se sont posées et qu'elle prenait des mesures en conséquence, c'est important. C'est important aussi pour les parlementaires, et pour la présente commission d'enquête, que ce type de situations puisse être révélé ; mais il faut aussi prendre les mesures pour pouvoir les éviter, les contrôler et les empêcher. Aujourd'hui, comme il n'y a pas d'encadrement, tout est possible. Comme dirait l'autre, tout ce qui n'est pas interdit est autorisé ; comme c'est un sujet qui n'a jamais été abordé et que c'est un petit milieu, ça a été assez favorisé – pardon de le dire aussi directement. »
Rapport, p. 287 — Mme Dati, ancienne ministre de la Culture, lors de son audition.