Patrick Cohen
journaliste, chroniqueur à « C à vous » (France 5, contrat Mediawan)
Présentation
Patrick Cohen est journaliste de télévision et de radio. Lors de son audition par la commission le 18 décembre 2025, il a précisé sa situation contractuelle : « Pour « C à vous », je n’ai pas de contrat avec France Télévisions, mais avec Mediawan. Il s’agit donc d’un contrat avec une entreprise privée » (audition n° 13, paragraphe 180).
Auditions
Citations attribuées
« je maintiens que les accusations que vous relayez résultent d’une manipulation, voire d’une falsification, et nous en ferons justice. »
« Il est donc inexact et mensonger de prétendre qu’il n’y a pas eu de montage et que la conversation du 7 juillet a été fidèlement retranscrite. C’est même pire qu’un montage : c’est une falsification, Monsieur le rapporteur. »
« Ce que nous contestons, c’est le montage qui consiste à extraire des bribes de phrase, des morceaux de conversation, d’un échange d’une heure et demie, car il n’est pas représentatif de l’ambiance, du ton informel de la conversation qui s’est déroulée ce jour-là dans ce café. »
« il s’agit véritablement d’une violation de la vie privée, dont je rappelle qu’elle est protégée par l’article 9 du code civil. »
« Je n’ai pas cherché à discréditer cette candidate ; c’est elle qui a cherché à ruiner ma réputation sur un plateau de télévision. N’inversez pas les rôles ! »
« le degré de suspicion a fortement augmenté après l’opération d’Europe 1 concernant Laurence Bloch et Thomas Legrand. »
« Je suis venu sans avocat : je ne crois pas que l’usage soit d’être accompagné d’un avocat devant une commission d’enquête qui, normalement, n’a pas à examiner les procédures judiciaires en cours. »
« Très vite après le crime, on a fait de Crépol un objet politique […] puisque l’idée a été propagée qu’il s’agissait d’un raid raciste – Marine Le Pen a parlé de « razzias » – planifié, organisé dans le but de tuer ou de commettre des violences. »
« j’ai parlé d’une centaine de militants d’ultradroite, ce qui était la vérité. J’ai le texte sous les yeux et je n’y vois pas le mot « néonazis ». »
« il faut dire que c’est le premier raid médiatique que j’ai subi, il y en a eu beaucoup d’autres depuis, de la part des médias Bolloré, notamment de CNews »
« Pour « C à vous », je n’ai pas de contrat avec France Télévisions, mais avec Mediawan. Il s’agit donc d’un contrat avec une entreprise privée. »
« je n’ai pas à vous donner le montant de ma rémunération, ni le détail de mon contrat avec Mediawan. »
« À « C à vous », il arrive ainsi que nous nous censurions, du moins que nous nous empêchions d’inviter des personnalités qui font l’actualité politique, pour cause de débord de temps de parole. »
« Il a un devoir d’exemplarité. On le voit ici : les questions qui lui sont posées sont plus acérées que celles adressées à tout autre média, ce qui me paraît normal dans la mesure où il est financé par de l’argent public. »
« Un peu plus de quinze jours avant ce rendez-vous, le 18 juin précisément, la ministre de la culture, Rachida Dati, m’avait sauté à la gorge dans un geste d’intimidation sans précédent de la part d’un membre du gouvernement. »
Renvois
« Puisque vous l’auditionnerez demain, vous pourrez l’interroger sur ses propos »
— Évoqué dans l’audition n° 10
« Je l’ai dit à Patrick Cohen juste avant vous, je le répète »
— Évoqué dans l’audition n° 14
« Quelle appréciation portez-vous sur ce qu’on a appelé l’affaire Patrick Cohen et Thomas Legrand ? »
— Évoqué dans l’audition n° 22
« Vous avez reçu Patrick Cohen et Thomas Legrand que vous avez questionnés longuement »
— Évoqué dans l’audition n° 23
« Lorsque, le 18 décembre, nous avons auditionné Patrick Cohen, il a expliqué : « Un peu plus de quinze jours avant ce rendez-vous, le 18 juin précisément, la ministre de la culture, Rachida Dati, m’avait sauté à la gorge dans un geste d’intimidation sans précédent de la part d’un membre du gouvernement. » »
— Évoqué dans l’audition n° 28
Citations dans le rapport
« Évidemment, je ne suis pas neutre ; personne ne l'est dans ce métier »
« M. Charles Alloncle, rapporteur. Condamnez-vous, comme Laurence Bloch et des millions de Français, les propos tenus par votre confrère, M. Legrand, lorsqu'il déclare : "Nous, avec Patrick, on fait ce qu'il faut pour s'occuper de Rachida Dati" [sic] ? « M. Patrick Cohen, journaliste. Non, je ne les condamne pas car je n'ai aucun doute sur les intentions et l'esprit de Thomas Legrand. « M. Charles Alloncle, rapporteur. Vous estimez donc qu'il n'a même pas commis une "maladresse" – pour reprendre le terme pudique employé par la présidente de Radio France – lors de cette conversation avec des cadres du Parti socialiste ? « M. Patrick Cohen. Elle donne l'impression d'une maladresse et j'ai reconnu, tout à l'heure, l'émotion incontestable suscitée par la diffusion de cette vidéo. Mais Thomas Legrand s'expliquera sur le sens de cette phrase, qui, encore une fois, a été isolée. […] »