Olivier Schrameck
ancien président du conseil supérieur de l’audiovisuel
Auditions
Citations attribuées
« Je me limiterai strictement à la période durant laquelle j’ai exercé mon mandat de président, de janvier 2013 à janvier 2019, sans me prononcer sur les années ultérieures. »
« Je n’ai rien eu à « avouer », terme qui comporte une connotation plus ou moins répréhensible. »
« Je n’ai jamais ressenti ce propos du Président de la République comme une quelconque pression. Je n’ai jamais reçu de la part du président Hollande la moindre pression dans l’exercice de mes responsabilités, pas plus que de la part du président Macron. »
« Sur trente-trois candidats à la présidence de France Télévisions, sept l’ont été. »
« Le critère retenu pour décider d’auditionner ou pas était qu’au moins cinq membres du collège sur huit, soit une majorité, le souhaitent. »
« Pour beaucoup, je ne les avais jamais rencontrées auparavant, ce qui était le cas de Mme Delphine Ernotte, que je ne connaissais absolument pas. »
« Mais il n’y a pas eu de perméabilité de ma part car je suis resté précisément imperméable ! »
« Je récuse à nouveau le terme « avoué ». »
« La loi est en effet tout à fait claire : elle impose les mêmes règles fondamentales d’honnêteté, de rigueur, d’impartialité et de pluralisme au secteur privé en particulier hertzien et au secteur public. »
« Au CSA, nous avons toujours considéré que la loi nous confiait un rôle d’auto-saisine. »
« Malgré le professionnalisme de la direction des programmes, nous n’avons pu employer qu’une douzaine de personnes, dont plusieurs vacataires, pour observer l’ensemble des programmes de toutes les chaînes, à toute heure. »
« Il n’a aucun pouvoir d’injonction, ni de mesure conservatoire ou compensatoire. Il n’a aucun pouvoir d’investigation sur pièces et sur place, ce qui fait qu’il ne peut entendre que ce qu’on veut bien lui dire. »
« J’avais employé l’expression de « pouvoir édenté » car la législation ne respectait pas la distinction entre les pouvoirs d’instruction et de poursuite, d’une part, et les pouvoirs de sanction, d’autre part. »
« Toutes les formes de gouvernance sont défendables, à condition d’y consacrer les moyens humains et financiers nécessaires. »
Renvois
« j’ai été amené à m’exprimer le 7 mars 2024 devant une autre commission d’enquête, qui avait un tout autre objet puisqu’elle portait sur les chaînes hertziennes à caractère national »
— Évoqué dans l’audition n° 8
« Nous avons auditionné, avant vous, votre prédécesseur, M. Olivier Schrameck, qui avait avoué devant la Représentation nationale, il y a quelques mois, avoir subi des pressions en 2015 de la part de François Hollande »
— Évoqué dans l’audition n° 9
« M. Schrameck avait été auditionné à l’Assemblée le 26 mai 2015 sur les modalités de désignation des présidents des sociétés de l’audiovisuel public »
— Évoqué dans l’audition n° 19
« Le 13 mars 2024, lors d’une précédente commission d’enquête, le président du CSA en 2015, M. Schramek, a signalé avoir connu des pressions du Président de la République François Hollande pour écarter certains noms concurrents de celui de Mme Ernotte. »
— Évoqué dans l’audition n° 27
« M. Schrameck, dans une commission d’enquête précédente, avait indiqué avoir subi des pressions pour favoriser la candidature de Mme Ernotte au détriment d’autres concurrents. Nous avons entendu M. Schrameck lors de cette commission d’enquête, et il a nié, alors qu’il avait tenu ces propos sous serment lors d’une précédente commission. »
— Évoqué dans l’audition n° 45
« Devant une autre commission d’enquête, Olivier Schrameck, ancien président du CSA, avait révélé sous serment que François Hollande, alors président de la République, avait émis des réserves sur une ou deux personnes concurrentes de Delphine Ernotte dans le cadre de sa nomination en 2015 »
— Évoqué dans l’audition n° 59
Citations dans le rapport
« la nécessité de ne pas dissuader des candidats qui (…) pourraient hésiter à s'exposer à un échec public »
« Je n'insisterai pas sur les motifs qui ont conduit le Conseil à désigner Mme Ernotte Cunci à la présidence de France Télévisions. Ces motifs, qui tiennent à la fois à sa personnalité, à la qualité de son projet stratégique pour France Télévisions, à ses compétences managériales »
« S'il m'est par ailleurs arrivé de rendre compte de mon mandat au président Hollande, je n'ai reçu, à une seule exception près, aucune tentative d'influence ou de pression de sa part. (…) Le président Hollande m'a, dans le cours d'une conversation, déconseillé deux personnes dont la rumeur publique indiquait qu'elles pouvaient être candidates à une chaîne. »
« À propos du choix de Mme Ernotte Cunci, mes réponses concernant un échange téléphonique avec M. François Hollande ont conduit à des polémiques et à des mises en cause, à mes yeux, injustifiées. (…) Tenu de dire toute la vérité et soulignant n'avoir jamais eu le moindre lien de subordination avec M. Hollande, j'ai mentionné que la seule occasion où le Président de la République d'alors avait formulé une appréciation sur des personnalités de l'audiovisuel qui s'avérèrent plus tard être candidates était une conversation téléphonique qui n'avait pas du tout cet objet et qui était antérieure aux processus de candidature et de désignation. Je confirme que M. Hollande avait alors émis des réserves sur deux personnalités et que, du fait de mon silence, aucun échange n'avait plus eu lieu entre nous à ce sujet. J'ai pensé alors, et je le pense toujours, que le Président de la République avait pris en compte le fait que ces deux personnalités occupaient déjà de hautes responsabilités publiques et qu'il ne souhaitait pas les voir remplacées, ce qui ne mettait nullement en cause leurs qualités personnelles. (…) Je n'ai pas subi de pression de la part du président de la République. »
« je suis resté précisément imperméable ! Je n'ai rien dit, rien répliqué, je me suis contenté d'entendre ce que le président de la République me disait, et j'ai bien pris garde de ne pas communiquer cet échange au collège, parce que je ne voulais pas que ce soit un élément d'information dans le débat qui était le nôtre. »