Jean-Jacques Cordival
secrétaire général du Syndicat des personnels de la communication et de l'audiovisuel
Auditions
Citations attribuées
« L’entreprise France Télévisions SA est, quant à elle, extrêmement déficitaire : - 256 millions en 2024, - 290 millions en 2025. »
« C’est une catastrophe industrielle. Je soupçonne, comme beaucoup de gens aujourd’hui, des publications de comptes insincères. »
« Notre syndicat a fait le calcul : les cinquante plus gros salaires de France Télévisions équivalent à peu près à un quart de la masse salariale annuelle des 577 députés. »
« Mediawan est la première société de production et se trouve quasiment en situation de monopole à France Télévisions. »
« On ne rachète pas des entreprises pour le plaisir, mais pour générer du profit. »
« Quand Mediawan invite Mme Ernotte chez Maxim’s, avec la privatisation du restaurant Maxim’s tout entier pour fêter un peu en avance sa victoire, c’est quand même assez choquant. »
« On est dans un petit monde de l’entre-soi… »
« Ce que je soupçonne, monsieur le rapporteur, et ce que les salariés soupçonnent depuis de nombreuses années, c’est que l’indemnité de départ, de l’ordre de 400 000 euros, n’est qu’une partie d’un accord plus large. […] Il y a l’argent et il y a le poste. Cela fait partie du même arrangement. »
« Pour nous, elle se compose de trois membres de la direction de France Télévisions, payés par l’argent du contribuable, qui préparent chaque salarié aux réponses à vous apporter. »
« La loi de 2013 dit clairement que la personne nommée à la présidence de Radio France et de France Télévisions doit avoir une expérience professionnelle et venir du secteur. Ce n’était pas le cas de Delphine Ernotte en 2015 […]. »
« Mme Ernotte raconte un peu partout que nous avons déposé une quinzaine de plaintes contre elle pour nous faire passer pour des fous : non, il y en a sept tout au plus, et elles sont toutes justifiées, notamment celle concernant Nagui. »
« Confier cet audiovisuel public au privé, ce serait le confisquer à la Nation. »
« il y a effectivement des personnes qui sont mises au placard, à qui l’on ne confie plus rien en attendant qu’elles craquent. »
Citations dans le rapport
« à l'époque déjà, ce chiffre n'atteignait qu'une vingtaine de %. Demain, lorsqu'il n'y aura plus que des sociétés de production et que France Télévisions ne sera plus qu'un diffuseur, que ferons-nous ? »
« Ce que nous nous engageons à faire, c'est à vous donner une liste de directeurs qui sont dans des placards. Il n'y a pas d'autres mots. À un moment, nous avons eu quelqu'un à France Télévisions qui était responsable des programmes courts destinés à devenir des programmes longs. C'est formidable ! Vous savez combien de programmes courts sont devenus des programmes longs ? Zéro ! Vous avez vu ce qui s'est passé à France Info ? À un moment, il y a eu une motion de défiance, et le directeur, M. Delpech, a été remercié. Vous pensez qu'il a quitté l'entreprise ? Non, il est devenu directeur de l'innovation ! On déplace systématiquement les gens. Je vous donnerai une liste de noms de fonctions qui ne servent strictement à rien à France Télévisions. »
« On vient vous expliquer, M. Vion en tête, qu'on avait des invendus et qu'on les a échangés. Des invendus en matière de publicité, ça n'existe pas. On a des tranches de publicité, sauf entre 20 heures et 6 heures du matin où c'est interdit, et on valorise ces tranches. Une tranche de 6 heures à 7 heures n'a pas la même valorisation qu'une tranche à 19 heures »