Vincent Bolloré
président de la Compagnie de l'Odet et ancien président-directeur général du Groupe Bolloré
Présentation
Vincent Bolloré préside la Compagnie de l’Odet, holding de tête du groupe Bolloré, et a dirigé jusqu’en 2022 le groupe Bolloré comme président-directeur général. Le groupe contrôle Vivendi, qui détient lui-même Canal+, CNews, C8, Europe 1 et le Journal du dimanche, périmètre rappelé en ouverture de son audition par le président de la commission (audition n° 48, paragraphe 22).
Audition du 24 mars 2026
M. Bolloré a été entendu sous serment le 24 mars 2026 par la commission d’enquête. C’est sa seconde audition par une commission d’enquête de l’Assemblée nationale, la précédente ayant été menée par la commission d’enquête sur l’attribution des fréquences de la TNT (audition n° 48, paragraphe 24).
Les échanges ont porté principalement sur le coût de l’audiovisuel public, le modèle de financement, la régulation par l’Arcom, la sortie de Canal+ de la TNT et les plaintes pour dénigrement déposées en novembre 2025 par France Télévisions et Radio France contre CNews, Le JDD et Europe 1.
Sur le coût de l’audiovisuel public, M. Bolloré a déclaré :
« Moi, pour résumer, je suis favorable au service public, je trouve ça très bien, mais je ne suis pas favorable à ce qu’il coûte 4 milliards. Si vous me demandiez, je dirais : gardons le service public et faisons qu’il ne coûte pas 4 milliards. »
Sur l’indépendance éditoriale revendiquée pour ses chaînes, il a déclaré :
« Nous ne sommes pas soumis. Nous sommes libres, et donc nous déplaisons. C’est le prix de notre indépendance. »
Sur la régulation, il a indiqué :
« Supprimer l’Arcom ne ferait pas disparaître nos problèmes, qui reviendraient par un autre canal. »
Position publique du groupe
Le compte rendu intégral de l’audition est publié par l’Assemblée nationale (source, consulté le 2026-04-29) et la vidéo est accessible sur le portail vidéo de l’Assemblée. Les positions exprimées par M. Bolloré au cours de l’audition constituent à ce jour la prise de parole publique la plus récente sourçable directement par la commission. Aucune réaction publique distincte de Vivendi, Canal+ ou de la Compagnie de l’Odet contredisant ou complétant les propos tenus sous serment n’a été identifiée à la date d’accès indiquée.
Auditions
Citations attribuées
« « Pertes », c’est ce qu’il coûte à l’État, c’est pareil. Quand vous recevez 4 milliards de l’État, c’est ce que vous perdriez sinon. Le service public me va très bien, je suis très content, mais dans les moments où on se serre la ceinture, il faut savoir ce qu’on veut faire de l’argent. »
« Moi, pour résumer, je suis favorable au service public, je trouve ça très bien, mais je ne suis pas favorable à ce qu’il coûte 4 milliards. Si vous me demandiez, je dirais : gardons le service public et faisons qu’il ne coûte pas 4 milliards. »
« Nous ne demandons pas à être aidés. »
« Nous ne sommes pas soumis. Nous sommes libres, et donc nous déplaisons. C’est le prix de notre indépendance. »
« Qu’il y a une caste qui se protège, ce n’est pas moi qui le dis ! Plein de gens le disent. Cela existe. Cela a toujours été. »
« Supprimer l’Arcom ne ferait pas disparaître nos problèmes, qui reviendraient par un autre canal. »
« […] rouvrez le marché de la publicité, vous économisez 4 milliards, et avec ça, vous payez les pêcheurs et les agriculteurs, vous achetez des porte-avions, enfin vous faites ce que vous voulez […], mais vous avez économisé 4 milliards. »
« Je suis favorable à un service public financé comme les autres chaînes, exactement, mais qui appartienne à l’État, parce que, comme ça, si l’un d’entre vous considère qu’il y a quelque chose de mieux à faire, vous lui ferez faire. »
« Pour résumer, Maxime Saada et ses équipes ont décidé de retirer de Canal les chaînes de la TNT et vivent maintenant sur le net. »
« Je l’ai dit devant une autre commission d’enquête : moi, j’ai des actionnaires qui téléphonent quand ils voient que le cours ou les résultats baissent. »
Renvois
« Philippe de Villiers et Michel Onfray ont témoigné de la façon dont Vincent Bolloré en personne les a démarchés et leur a proposé de rejoindre une de ses chaînes, CNews »
— Évoqué dans l’audition n° 27
« La dernière fois que vous avez été auditionné à l’Assemblée nationale, c’était lors des travaux de la commission d’enquête sur l’attribution des fréquences de la TNT, créée dans le cadre du droit de tirage du groupe La France insoumise. »
— Évoqué dans l’audition n° 48
« Monsieur Bolloré, vous êtes à nouveau auditionné par une commission d’enquête de l’Assemblée nationale, après l’avoir été par celle dont M. Saintoul était le rapporteur. »
— Évoqué dans l’audition n° 48
« Je l’ai dit devant une autre commission d’enquête : moi, j’ai des actionnaires qui téléphonent quand ils voient que le cours ou les résultats baissent. »
— Évoqué dans l’audition n° 48
« Nous en avons parlé hier avec M. Bolloré, qui est lui aussi coactionnaire de Banijay, ainsi qu’avec M. Courbit et Mme Laroche-Joubert il y a quelques semaines. »
— Évoqué dans l’audition n° 49
« Vincent Bolloré a indiqué récemment y être défavorable. »
— Évoqué dans l’audition n° 53
« M. Bolloré nous a fait part de sa solution pour financer l’audiovisuel public, qui ne devrait selon lui dépendre que de ressources publicitaires. »
— Évoqué dans l’audition n° 58
« M. Bolloré s’est quant à lui déclaré favorable au maintien de ces règles, et peu désireux de construire des médias d’opinion. »
— Évoqué dans l’audition n° 58
« je voudrais juste rebondir sur ce qu’il a dit. Il a expliqué, avec beaucoup de démagogie, que les 4 milliards d’euros, finalement, nous ferions mieux de les distribuer et de donner 1 000 euros par mois aux pêcheurs et aux agriculteurs. »
— Évoqué dans l’audition n° 60